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Menace sur la démocratie ?

Alors qu'on annonce un raz de marée des élus "la république en marche" lors du prochain scrutin législatif, il y a lieu de s'interroger sur les conditions de leur sélection pour représenter la majorité présidentielle à cette élection. En effet, cette sélection a ressemblé davantage à un mode de recrutement individuel et concurrentiel pratiqué dans les entreprises, effaçant ainsi toute dimension collective au mode de désignation.

 

Si un gouvernement doit avoir une majorité claire et suffisante pour exercer ses responsabilités et mettre en œuvre son programme, la démocratie exige que l'ensemble des électeurs soient représentés, dans la pluralité de leur conviction politique; Ainsi la réalité diverse de la société française se retrouvera dans la composition parlementaire. Une majorité absolue trop univoque, dériverait vers la présidentionalisation absolue du pouvoir.

 

Rappelons que le résultat des élections présidentielles ne porte pas la reconnaissance d'une adhésion au programme du président mais bien autant au rejet républicain de la candidate de l'extrême droite et ce dès le 1er tour. La composition présumée de l'assemblée ressemblerait alors à la sélection de cadres inexpérimentés de l'entreprise Macron.

 

En démocratie c'est le vote des électeurs qui permet de choisir le "meilleur" candidat, ce n'est pas leur CV en dehors de toute expérience de terrain.

 

Le champ de la démocratie n'est pas le champ exclusif du politique.

 

En France, le pacte républicain est indissociable du pacte social qui repose sur la reconnaissance des corps intermédiaires : parti politique, organisations syndicales et professionnelles, associations, mouvements mutualistes, ... alors que les projets du gouvernement veulent remettre en cause tous les organismes paritaires qui, depuis la Résistance, ont géré les grandes institutions sociales (travail, sante, retraite, chômage, rôle des prudhommes...).

 

Pour toutes ces raisons, le Cercle Ramadier s'inquiète des menaces et dérives qui pèsent sur la démocratie française.

 

- parce que nous sommes attachés aux valeurs humanistes et républicaines,

 

- parce que nous pensons que la justice sociale est la condition exigeante du vivre ensemble,

 

nous appelons les électrices et électeurs à voter pour les candidats de la gauche démocratique les 11 et 18 juin prochains

Jean LE GARREC, Président du Cercle Ramadier, Michel DEBOUT, Anne-Juliette TILLAY, Anne LE MOAL, Christine SAVANTRE, Marie-Christine MARTY,

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